Oyakodon Baka

Blog généraliste.

jeudi 12 novembre 2009

Cher Maître,

Je ne pensais pas vous réécrire un jour, mais ce que j'ai à vous annoncer aujourd'hui est suffisamment important pour me permettre cette exception.

Ce poste que vous m'avez offert et que j'occupe depuis maintenant plus de 3 ans, j'ai décidé de le quitter.

J'aime ce travail, je vous suis encore une fois reconnaissant de me l'avoir donné, quelles qu'aient été vos motivations à l'époque. Après tout, ce que je vais vous dire, peut-être l'avez-vous toujours pertinemment su.

Mais comme me l'a dit si justement votre successeur, j'étais tellement aveuglé par ma joie de travailler aux côtés d'une équipe si chaleureuse, de retrouver un ancien terrain de stage qui m'avait tant plu, que je n'ai pas vu la réalité.

La réalité est que je n'ai pas d'avenir ici.
Plus les jours passent, plus je sens que ma place n'est plus ici.
Plus je sens que je peux être beaucoup plus utile ailleurs.

Alors j'ai fini par sauter le pas. D'ici quelques semaines, je partirai.
Là où je pense que mon ambition pourra s'épanouir, là où je serais peut-être allé... si vous n'aviez pas été là ce fameux jour.

Si vous ne m'aviez pas dit ces mots que je voulais entendre... comme à votre habitude.

Là où je vais mon ascension sera plus rapide, naturelle, peut-être vais-je créer mon propre service.
Rien n'est vraiment défini à ce jour, mais les possibilités me sont nombreuses.

Je sais en tout cas ce que je quitte : une équipe soudée, complice, voire familiale, où certains collègues sont devenus des ami(e)s. Une équipe auprès de qui je suis parti de zéro ou presque, auprès de qui j'ai appris, et gagné confiance en moi.

Je ne peux encore leur dire que je pars et ça me pèse.
Je ne serai nullement irremplaçable et pour cause, je sais que je n'y ai plus ma place, mais du fait de l'estime que je leur porte, leur cacher quelque chose me ronge de culpabilité.

Je ne peux imaginer un instant agir comme vous l'avez fait : annoncer froidement mon départ au dernier moment, et partir comme un voleur.

Mais... après tout, quelle attitude serait la plus pénible ?

Posté par akito à 23:50 - Entre métro et dodo - Un com ? [0] - Permalien [#]

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